Cuisine italienne février 2024 : crêpes, polenta et nombreux desserts

La Cucina Italiana

Février, un mois court (bien que cette année soit plus long d’un jour), mais intense, joyeux et crépitant. Et aussi très gentil, en effet Fabio Fazio est venu dans notre cuisine et a préparé avec le directeur, Maddalena Fossati Donderodeux délicieux chocolats fourrés à la sauge et aux olives Taggiasca, et un gâteau triomphal au cacao fourré à la crème et aux framboises.

Mais passons aux célébrations canoniques, le Carnaval et la Saint-Valentin, et continuons avec celles qui nous accompagneront tout au long de 2024, Marco Polo avec les recettes inspirées de ses voyages, et nos incroyables 95 ans. Pour l’occasion nous avons puisé dans nos archives (de 1930 à aujourd’hui) pour vous proposer une revue de crêpes délicieuses et irrésistibles.

Février est la bonne période pour la montagne : nous sommes allés à Contrada Bricconi, entre Clusone et Ardesio, au-dessus de Bergame, dans le Val Seriana, pour goûter la cuisine alpine de Michele Lazzarini (une étoile Michelin et une étoile verte).

Et en rêvant de montagnes, on ne peut s’empêcher d’imaginer la polenta mijotant sur le feu d’un poêle : tout un service est dédié à la farine de maïs, véritable protagoniste de l’hiver, dans des recettes sucrées et salées aux combinaisons encore inédites. Essayez-le immédiatement assaisonné avec un ragoût de saucisses et de pommes et dans un gâteau à l’orange de rêve.

Savez-vous toujours quel vin offrir à vos invités ? En pensant également aux amateurs de vins, nous avons demandé à nos chefs de créer un livre de recettes « au verre », pour que l’accord soit parfait.

Pour terminer en beauté, voici les desserts : la première associée d’Ampi, Accademia Maestri Pasticceri Italiani, Silvia Federica Boldetti, nous a offert quatre desserts pour une soirée romantique à deux. Si les desserts ne vous conviennent pas, pas de problème : terminez le dîner les yeux dans les yeux en sirotant une boisson qui sent la rose et le safran.

L’éditorial du réalisateur

«J’aime beaucoup improviser, faire les choses un peu à la dernière minute en matière d’hospitalité. J’ai été élevé avec le concept de l’interphone gratuit. Autrement dit, si vous passiez devant notre maison, vous pouviez sonner et venir déjeuner et il y avait toujours une chaise supplémentaire. C’était l’époque où triomphait la chanson «Ajoutez un siège à la table» chantée par Johnny Dorelli et j’aimais beaucoup cette idée d’un accueil rapide même si, bien sûr, dans ma maison, c’est-à-dire celle de mes parents, vous auriez trouvé du tofu et du riz brun et, espérons-le, du fromage (j’ai grandi en mangeant des macrobiotiques). Il y a quelque temps, un ami que je ne vois jamais a vu sur Instagram (parfois les réseaux sociaux sont utiles) que j’étais dans son coin et m’a écrit : pourquoi ne viens-tu pas déjeuner ? Quelques heures plus tard, nous étions assis à sa table. Il avait cuisiné ce qu’il avait, ce n’est pas un chef mais ses capacités en cuisine sont incontestables. Il avait mis sur la table des choses simples et délicieuses (bravo Luca), et ses petits chiens couraient partout en nous léchant les chevilles pendant que son compagnon nous servait un excellent vin. Ce qu’ils appellent une journée parfaitement délicieuse. Un peu comme lorsque les amis de mon fils Leonardo viennent jouer à la maison et que leurs parents arrivent les chercher à ce moment parfait de la soirée pour l’apéritif. Ensuite, nous nous arrêtons pour discuter à la porte, jusqu’à ce moment merveilleux où nous disons : un verre de vin ? Et puis l’apéritif se renforce et puis on met à bouillir l’eau des pâtes et tout devient dîner. Les enfants continuent de jouer entre une bouchée et l’autre, nous grignotons du fromage et des gressins tout en discutant. Je pourrais vous donner des exemples pendant des heures. Mais je suis convaincu que l’improvisation est le piment de la vie. Et ajouter une chaise est une source de bonheur».

Maddalena Fossati Dondero

Pour vous abonner La cuisine italienneCliquez sur ici