Eau : l’eau potable permet d’économiser… de l’eau

La Cucina Italiana

La pénurie d’eau est une réalité dans de nombreuses régions du monde, la capitale du Honduras, Tegucigalpa, étant confrontée à des défis importants. La croissance démographique, l’industrialisation et l’expansion de l’agriculture épuisent les ressources en eau, mettant en danger l’approvisionnement en eau potable de nombreuses familles. Là La concurrence entre l’agriculture, l’alimentation et l’approvisionnement en eau urbain est devenue un problème sérieux: des solutions innovantes sont nécessaires.

Commission du Codex Alimentariusun organisme de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a répondu à ce défi en introduisant de nouvelles lignes directrices visant à promouvoir une utilisation plus efficace et durable de l’eau dans la production et la transformation des aliments.

Dans le passé, les recommandations du Codex se concentraient surutilisation d’eau potable ou propre pour assurer la sécurité alimentaire. Cependant, compte tenu des défis liés à l’accès à l’eau potable et à son coût, le Codex a élaboré de nouvelles lignes directrices qui traitent de l’approvisionnement, de l’utilisation et de la réutilisation sûres de l’eau tout au long de la chaîne de production alimentaire.

Eau : les nouveautés du Codex

L’innovation la plus significative de ces lignes directrices est l’approche basée sur « aptitude à l’emploi ». Reconnaissant que les exigences en matière de qualité de l’eau varient en fonction du produit alimentaire et de l’utilisation prévue, le Codex stipule que l’eau doit être adaptée à l’usage spécifique pour lequel elle est utilisée. Par exemple, l’eau utilisée pour la culture de la laitue destinée à la consommation crue peut différer de celle utilisée pour nettoyer les pommes de terre qui sera cuit avant consommation.

Un point clé de ces lignes directrices était la reconnaissance de l’importance de prendre en compte différentes sources d’eau, telles que les eaux récupérées, recyclées, recirculées ou uséesévaluant sa sécurité en fonction de son utilisation prévue.

L’exemple pionnier

Le Honduras a joué un rôle pionnier dans l’application pratique de ces lignes directrices. En 2022, avec le soutien du Codex, il a organisé un atelier réunissant l’industrie et les gouvernements de toute l’Amérique latine. Au cours de l’événement, des outils d’aide à la décision développés par les réunions conjointes d’experts FAO/OMS sur l’évaluation des risques microbiologiques (JEMRA) ont été testés pour évaluer les sources d’eau et déterminer les niveaux de risque associés.

Par la suite, en 2023, le Le SENASA a organisé un atelier national pour présenter les responsables gouvernementaux, l’industrie et le monde universitaire aux lignes directrices. Cet atelier a favorisé un changement de perspective, remettant en question l’approche traditionnelle qui promeut exclusivement l’utilisation de l’eau potable. Mirian Bueno, directeur technique pour la sécurité alimentaire au SENASA, a remarqué un changement d’attitude après l’atelier. Les industries, conscientes des coûts associés à l’eau potable, sont désormais plus enclines à envisager la réutilisation de l’eau après une évaluation approfondie des risques.

Les lignes directrices s’élargissent

Même si les directives actuelles du Codex se concentrent sur la production de fruits et légumes, il est devrait s’étendre aux secteurs des produits laitiers et de la pêche l’année prochaine. Cette initiative promeut non seulement la sécurité alimentaire, mais vise également à lutter contre la pénurie croissante d’eau et les disparités mondiales en termes de disponibilité et de qualité.

Les lignes directrices du Codex, bien que volontaires, constituent un outil précieux pour les pays confrontés à un stress hydrique croissant. Avec la nécessité de gérer l’eau de manière durable, ces lignes directrices représentent une étape importante dans la recherche de solutions innovantes pour la conservation de l’eau et la sécurité alimentaire mondiale.

SourceFAO